La hausse des prix du carburant

L’augmentation des prix du carburant est la préoccupation première des Français ces derniers jours. Et depuis la guerre en Ukraine elle est surveillée de très près. Les prix flambait déjà avant le conflit et maintenant c’est de pire en pire. Jusqu’au lundi 7 mars le litre de gazole était à 1.88€ et le litre de sans plomb 95 à 1.89€. Aujourd’hui le litre du gazole est à 2.30€ voire 2.40€, c’est du jamais vu !

Lundi 14 Mars : jusqu’à 35 centimes de baisse

Ce vendredi, Michel Edouard Leclerc, PDG des hypermarchés Leclerc a annoncé sur BFMTV une baisse de 35 centimes pour le litre de gazole et 8 à 10 centimes pour le litre de SP95 et 98 qui seront effectives dès aujourd’hui lundi 14 mars 2022.

Cependant cette baisse ne concernerait pas uniquement son enseigne mais aussi les autres distributeurs de carburant qui seront dans “l’obligation” de s’aligner selon lui.

Cette baisse va faire repasser certaines stations-service sous le seuil des 2€ le litre. Mais les prix vont-ils se stabiliser ?

Vendredi 1er avril : une baisse de 15 centimes par litre

En réponse à la hausse des prix du carburant et au mécontentement des Français, l’État met en place une réduction de 15 centimes par litre sur le prix affiché à la pompe. C’est Jean Castex qui l’a annoncé samedi soir dans l’entretien donné au Parisien. Elle sera effective pour tous les carburants, partout en France à compter du 1er avril 2022. Le Premier Ministre promet une réduction de 9€ pour un plein de 60 litres. Cette réduction restera d’actualité durant 4 mois et les distributeurs bénéficieront d’un remboursement par l’État. Cette remise devrait coûter environ 2 milliards d’euros aux finances publiques.

La raison de la flambée des prix du carburant

Si les prix du carburant ont augmenté de manière considérable la semaine dernière c’est tout simplement en raison d’un potentiel embargo européen sur le pétrole provenant de Russie. La menace n’est pas d’actualité aujourd’hui et les Russes n’ont rien évoqué à ce sujet mais ne sait-on jamais. Il ne faut pas oublier que la Russie est le second producteur mondial de de pétrole, un quart du gasoil en France provient de là-bas. Suite au conflit elle pourrait donc cesser son importation vers l’Occident et inversement l’Occident pourrait cesser de se fournir dans le pays.

Quoi qu’il arrive, l’évolution de la guerre en Ukraine reste à suivre car elle aura surement un fort impact sur les prix à la pompe.