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28/01/2026
Jusqu’à présent, le permis de conduire figurait parmi les formations les plus sollicitées via le CPF. Depuis 2019, ce dispositif permettait à de nombreux actifs de financer une formation essentielle à leur mobilité professionnelle, en particulier dans les zones rurales ou périurbaines.
Avec le budget 2026, adopté par le gouvernement via l’article 49.3, ce financement sera désormais strictement réservé aux demandeurs d’emploi. Les salariés, jeunes actifs et travailleurs modestes ne pourront plus mobiliser leurs droits CPF pour passer le permis.
Cette décision a immédiatement suscité l’indignation de plusieurs acteurs, notamment l’association 40 millions d’automobilistes. Son président, Philippe Nozière, dénonce une réforme déconnectée des réalités du terrain.
Selon l’association, cette suppression constitue une pénalisation directe des personnes qui travaillent et qui dépendent de leur véhicule pour accéder à l’emploi. Dans de nombreuses régions, l’absence de transports en commun rend le permis indispensable, bien loin d’un simple confort.
Le permis B représente un coût moyen compris entre 1 500 et 2 000 euros, un budget difficile à assumer sans aide. Or, selon les données de la Dares, près de 23 % des formations financées par le CPF en 2023 concernaient le permis de conduire.
En 2024, environ un quart des candidats au permis B auraient eu recours au CPF pour financer leur formation. Cette réforme risque donc de freiner l’accès au permis pour des milliers d’actifs, avec des conséquences directes sur l’emploi, la mobilité et l’insertion professionnelle.
Au-delà de l’aspect financier, certains acteurs alertent également sur les risques indirects pour la sécurité routière. Priver les actifs d’un moyen légal de financer leur permis pourrait inciter certains à conduire sans titre valide ou sans assurance, faute d’alternative.
Cette situation serait particulièrement préoccupante pour les travailleurs précaires, souvent contraints de se déplacer quotidiennement pour conserver leur emploi.
L’amendement à l’origine de cette réforme a été voté au Sénat en décembre, puis confirmé par le gouvernement. Selon ses défenseurs, l’objectif n’est pas de réaliser des économies budgétaires, mais d’orienter l’utilisation du CPF vers d’autres formations, comme les bilans de compétences ou la reconversion professionnelle.
Un argument qui peine toutefois à convaincre, puisque le permis de conduire reste, pour beaucoup, un prérequis à toute activité professionnelle, et non une simple option.
Le CPF ne financera plus le permis de conduire pour les actifs en 2026
Seuls les demandeurs d’emploi conserveront cette possibilité
Le permis B était la formation la plus utilisée via le CPF
Les auto-écoles et les candidats risquent d’être fortement impactés
La mesure soulève des enjeux majeurs de mobilité, d’emploi et de sécurité routière
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Permis en Province est le n°1 du Permis en accéléré depuis 2016.
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